Couronnée de son doctorat en Politiques Publiques à Liberty University aux États-Unis, le jeudi 14 mai 2026, la Ministre de la Planification et de la Coopération Externe, Dre Sandra PAULEMON, livre à travers sa thèse, une analyse comparative magistrale entre Haïti et la Colombie. Plongeons au cœur de ladite thèse, dont la rédaction de Clin D’œil Info (CDI) a eu copie du résumé.
Axée sur les leviers de stabilisation sociopolitique et de réduction de la pauvreté, cette œuvre académique rigoureuse, soutenue avec la mention « Excellent », trace une feuille de route scientifique pour extraire les nations vulnérables des cycles de crises chroniques.
Le travail de recherche de la Dre Sandra PAULEMON part de ce constat : la pauvreté et l’instabilité des États fragiles ne relèvent pas de fatalités purement économiques ou sécuritaires, mais découlent d’un déficit structurel de gouvernance publique. À travers une méthodologie mixte combinant des indicateurs statistiques internationaux et des enquêtes de terrain, menées jusque dans les camps de déplacés internes en Haïti, l’étude démontre que la faiblesse des institutions paralyse les fonctions régaliennes et brise la confiance citoyenne.
L’originalité de la thèse repose sur le miroir tendu entre Haïti et la Colombie. Bien que partageant des défis communs de violence et d’inégalités, la Colombie a su amorcer une trajectoire de stabilisation grâce à une approche intégrée liant sécurité, développement territorial et réformes administratives. À l’inverse, Haïti souffre d’une centralisation excessive, d’une politisation de l’appareil d’État et d’une fragmentation des interventions internationales, souvent déconnectées des priorités locales.
Face à ces blocages, la Dre PAULEMON formule des recommandations stratégiques précises pour Haïti. Elle préconise, en premier lieu, la modernisation de l’administration par la professionnalisation de la fonction publique, ainsi que le renforcement des structures de planification pour mieux coordonner l’aide externe. La thèse insiste lourdement sur la nécessité d’une véritable gouvernance territoriale : les collectivités locales doivent obtenir l’autonomie financière et technique indispensable pour résorber les fractures régionales.
L’autrice préconise également d’allier systématiquement les politiques de sécurité à des programmes sociaux inclusifs, capables de dynamiser les petites entreprises et de générer de l’emploi durable. Enfin, l’amélioration de la transparence et de la reddition de comptes est présentée comme l’unique vecteur de restauration du pacte social entre l’État et la population.
En somme, cette contribution scientifique de haut niveau redéfinit la gouvernance, non comme une simple gestion administrative, mais comme un levier fondamental de transformation nationale. Pour Haïti, cette expertise doctorale offre une boussole doctrinale précieuse au moment où le pays cherche à refonder ses institutions, à planifier son développement et à sortir durablement de la fragilité.
Juste un clin d’œil !