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Insécurité

Une population sous l’emprise des bandits

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Depuis l’attaque des bandits armés à l’académie de police, dans la nuit du 28 au 29 février 2024, jusqu’à leurs attaques contre les deux plus grandes prisons civiles du pays, le pénitencier national et la prison civile de la Croix-des-Bouquets, la population souffre d’un grand traumatisme, causant une peur généralisée.

 

Les bandits ont pris le contrôle de la capitale et de ses environs depuis leur première attaque. La population s’est organisée en évitant de rester dans les rues aux heures indiquées, car les bandits ont tendance à attaquer en fin de journée. Cela pousse la population à ravitailler tôt le matin pour rentrer chez elle dès que possible.

À Delmas 32 et 33 ainsi qu’à carrefour de l’aéroport, les activités ralentissent. Les commerçants évitent désormais de rester, l’après-midi, pour vendre leur produit, afin de se prémunir contre les attaques surprises des civils armés.

Au carrefour Gérald Bataille, le même principe s’applique. C’était un lieu d’activités où les marchands pouvaient rester jusqu’à 7 ou 8 heures du soir, suivis des chauffeurs de taxi et des motards qui gèrent leurs activités. Mais, depuis la tension, cette zone est devenue à risque, et l’on constate que les marchands vident les lieux aux environs de 16h 30.

Une peur bleue règne chaque soir dans la capitale. La population se presse pour rentrer chez elle, laissant ainsi la voie libre aux civils armés. Chaque soir, on s’endort au crépitement des balles. Cette tension va-t-elle perdurer sans qu’une intervention robuste ne soit entreprise pour contrer cette dérive?

Juste un clin d’œil !

 

 

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