La capitale haïtienne est plongée dans une spirale de violence croissante. C’est l’horreur avec les gangs qui tuent, violent, pillent et incendient sans raison valable. Le pire, les principales victimes de la terreur de ces malfrats sont les paisibles citoyens qui, tout comme eux, sont frustrés, méprisés ou paient le prix fort de l’inexistence de l’État.
Au quotidien, nous affrontons la mort en Haïti, mais à Port-au-Prince nous la côtoyons. La mort est d’autant plus physique que psychologique. Les gangs sont les seuls qui décident qui doit vivre ou mourir, car ici nous vivons à leur merci.
Sous les balles assassines ou perdues, nous avons un proche, un ami, une famille, des enfants, des élites intellectuelles, des étudiants, des frères et sœurs, ou des compatriotes qui sont partis pour l’éternité. Ces balles et armes proviennent des pays étrangers, de la communauté internationale ou du Core Group!
Des cadavres ambulants sont constamment remarqués dans les rues, dans les quartiers. La capitale sociale et économique d’Haïti est transformée en cimetière. Combien de cadavres faudra- t-on compter pour réaliser que la population haïtienne en a assez ?
Les quartiers de Port-au-Prince sont devenus des enfers à fuir. Par crainte de tomber, les citadins ne cessent de courir sans cesse pour se mettre à l’abri, pour se protéger du danger. Circuler dans les rues aujourd’hui, c’est se tenir debout sur des charbons ardents.
On s’habitue à voir des gens tués, des corps par terre ou de constater des cadavres brûlés. Le bruit des détonations devient monnaie courante, parfois, c’est quelqu’un qu’on connait qui tombe.
Cette terreur est caractérisée par la violence armée, la violence physique ou la violence psychologique. Que dit-on de la misère, des tueries? La violence des gangs sur une population sans défense ? l’État, la communauté internationale, les dirigeants, la bourgeoisie, les élites, tous se font complice, même les forces de l’ordre font partie du complot.
Pendant combien de temps survivons nous encore dans cette véritable jungle où la peur est devenue nos points communs? La population a un grand pouvoir, mais elle ne sait comment en user pour dire halte-la.
Les Organisations des Droits Humains, ou les agences onusiennes font des décomptes au quotidien, mensuellement ou annuellement, mais les chiffres sont souvent faux, car on ne saurait jamais combien de personnes ont péri pour rien.
Oui, nous en avons assez ! Nous savons que nous mourrons tous un jour ou l’autre, mais la mort est trop proche de nous ! Nous avons envie de vivre dans la paix, la sécurité, la tranquillité. Nous sommes à bout ! Nos sangs sont versés inutilement !
Nous voulons vivre ! Nous avons soif de sécurité ! l’État, les groupes armés, les politiques, la Communauté Internationale, donnez-nous la chance de vivre !
Juste un clin d’œil !
QQ88
juin 10, 2026 at 6:45 am
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