Selon le gouvernement canadien, les sanctions imposées par le Canada à certaines personnalités politiques haïtiennes ne constituent pas un instrument politique, mais plutôt une mesure strictement légale, en vue de continuer à travailler sur les causes de la crise haïtienne.
Au cours de ces derniers mois, suite à la dernière conférence des Nations Unies, des représentants de l’élite politique haïtienne ont été sanctionnés par le gouvernement canadien. Ce n’est pas une surprise, car ces sanctions ont été annoncées par Ottawa, bien avant leur mise en application. Si on se rappelle de la deuxième rencontre du groupe d’intervention en cas d’incident, le 03 novembre 2022, au Canada, dirigée par le Premier Ministre canadien, en l’occurrence Justin Trudeau, il a informé que les responsables de la situation actuelle d’Haïti donneront des comptes vis-à-vis de leurs actes.
Quelques jours après, le gouvernement canadien a commencé à imposer des sanctions à des hommes politiques haïtiens, dont les derniers ajoutés à la liste; deux (2) anciens premiers ministres et un ancien président, respectivement Jean Henry Céant, Laurent Lamothe et Michel Joseph Martelly. Ces politiciens ont reçu des sanctions pour leur participation au financement des gangs armés, selon l’ambassadeur canadien en Haïti, Sébastien Carrière.
L’ancien Premier Ministre, Jean Henry Céant, a annoncé, pour sa part, sur son compte Twitter, qu’il prendra des mesures juridiques en Haïti et au Canada concernant le dossier. Et, des preuves ont été exigées auprès du gouvernement canadien par l’ancien Premier Ministre Laurent Lamothe. Aussi, du côté du gouvernement canadien, un règlement sur les mesures économiques a été fixé. Le règlement interdit: de fournir des services financiers au bénéfice d’une des personnes sanctionnées, de disposer toutes marchandises pour une personne figurant sur la liste, de conclure une transaction ayant rapport à une opération interdite ou de faciliter la conclusion. ces interdictions et autres font partie du règlement sur les mesures économiques visant Haïti prise par le Canada.
Selon le gouvernement canadien, la loi sur le blocage des biens des dirigeants étrangers corrompus permet au Canada de geler les biens ou de restreindre la propriété de certains étrangers politiquement vulnérables, à la demande d’un pays en crise interne ou aux prises avec une instabilité politique . Le gouvernement canadien prend ces mesures, non comme un instrument politique, mais conformément à la loi sur le blocage des biens de dirigeants étrangers corrompus. Le gouvernement canadien se dit diriger des efforts internationaux en matière d’aide humanitaire et d’appui à la paix et à la sécurité.
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