Connect with us

Insécurité

Violence armée des gangs à Port-au-Prince : Des citoyens désertent la Capitale

Published

on

La situation sécuritaire dans la région métropolitaine de Port-au-Prince a poussé des centaines de résidents de la Capitale à fuir leurs zones pour se réfugier dans des villes de province. Ces citoyens disent avoir fait le choix de vivre à la campagne pour s’échapper des griffes des bandits.

Depuis une vingtaine d’année en Haïti, on assiste à une exode rurale continue dans le pays. Cette situation est la résultante de multiples facteurs comme l’absence quasi-totale des services sociaux de base nécessaires à l’épanouissement physique, social et spirituel de l’être (éducation, santé, eau potable, loisir, etc.) ; la perte des espaces cultivables sous l’effet de l’érosion, conséquence directe du déboisement. Selon les statistiques, sur 58% des haïtiens qui vivent en ville aujourd’hui, l’aire métropolitaine de Port-au-Prince en concentre à elle seule près d’un tiers. L’exode rural s’est accélérée au fil des années.

En raison de la violence inouïe des gangs armés dans l’aire métropolitaine, tout a basculé au cours de ces trois (3) dernières années. Des rescapés venant des quartiers touchés par les actes de banditisme abandonnent leurs résidences pour se rendre dans des villes de province. Ces citoyens sont forcés d’abandonner la Capitale pour se mettre à l’abri de la puissance de feu des gangs armés qui essaient de contrôler les moindres territoires de Port-au-Prince.

Que ce soit à Portail-Léogâne ou au Carrefour de l’Aéroport, les deux principales grabdes gares routières de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, plusieurs citoyens (hommes, femmes et enfants); désireux de se rendre dans la région Sud ou Nord ont été remarqués avec leurs mallettes, valises et d’autres bagages en main. Ces personnes veulent à tout prix laisser la ville en proie à la violence des gangs.

« Je retourne dans ma ville natale avec ma famille car j’en ai assez, du stress et de l’insécurité qui engloutit Port-au-Prince. Certes, tout le pays est gangstérisé mais certaines villes de province sont sures que Port-au-Prince, notre Capitale », a déclaré un citoyen qui frise la quarantaine, rencontré à Portail-Léogâne, en route pour les Cayes accompagné de sa femme et leurs 2 enfants.

Déguerpi par les bandes armées dans un premier temps à Croix-des-Bouquets,  il s’est ensuite réfugié à Carrefour-Feuilles avec sa sœur chez leur tante où ils ont dû fuir suite aux récentes attaques armées des bandits de Grand-Ravine, ce jeune homme et les membres de sa famille se sont abrités au Lycée du Cent Cinquantenaire (Lycée des Jeunes Filles). En raison des mauvaises conditions de vie dans ce centre d’hébergement provisoire, ils ont fait le choix de retourner à Port-de-Paix, leur ville d’origine. Ainsi, ils  abandonnent leurs études et d’autres projets d’avenir.

« On a incendié notre maison, on a tout perdu. Vu les mauvaises conditions de vie, je suis obligé de retourner dans ma ville d’origine, car là-bas se trouvent mes parents. J’était venu à Port-au-Prince pour poursuivre mes études, mais je n’ai pas eu la possibilité souhaitée. Je pense que j’ai fait le meilleur choix, car vivre à Port-au-Prince c’est un véritable calvaire », témoigne le jeune étudiant en Sciences Économiques.

« J’ai tout perdu, je n’ai que quelques habits et des pièces d’identité importantes dans ce sac. Je retourne au Cap-Haïtien. Je pense que c’est mieux. Je serai plus ou moins en sécurité par rapport à la Capitale. À Port-au-Prince, au quotidien tu te rapproches de la mort », a fait savoir cette dame rencontrée dans une station de bus.

Des chauffeurs racontent que les voyages ont augmenté et beaucoup plus de monde fuient Port-au-Prince pour se rendre dans des villes de province ces derniers jours. Les voyageurs ont fait le choix d’y retourner, insécurité oblige.

Pourchassés par les bandits, des citoyens effectuent des voyages forcés de quitter des territoires perdus. Outre, les villes de province, certains qui ont des moyens adéquats se dirigent vers les États-Unis d’Amérique, le Canada , le Nicaragua et le Mexique, entres autres. Certains qui n’ont pas les grands moyens se réfugient en République Dominicaine pour fuir à tout prix et à toute vitesse ce Port-au-Gangs.

Juste un clin d’œil !

 

 

Abonnez-vous à notre newsletter

 

Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte

Une erreur s'est produite lors de la tentative d'envoi de votre demande. Veuillez réessayer.

Clin D'oeil Info will use the information you provide on this form to be in touch with you and to provide updates and marketing.