Victimes des actes de violence des gangs armés, 3.889 enfants et 294 enseignants sont hébergés dans 25 écoles à Port-au-Prince qui devraient servir à donner le pain de l’instruction. À cette situation, aucune disposition n’est encore adoptée par les autorités concernées pour aider les enseignants et les parents de ces enfants à trouver une issue et du coup, faciliter une rentrée de classe effective et complète.
En plein rentrée des classes, le pays connait une crise sécuritaire et sociale sans précédent. L’année scolaire 2023-2024 n’est pas exempt de la crise sociopolitique et sécuritaire recurrente qui a toujours été un handicap au bon fonctionnement des années académiques précédentes.
Selon les derniers chiffres acancés par le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP), 25 écoles, dont 68 % sont des établissements publics, sont utilisées comme sites d’hébergement abritent 3.889 enfants; pour la plupart des élèves et 294 enseignants, parmi les personnes déplacées.
« 3.889 enfants et adolescents, 294 enseignants sont logés dans 25 écoles de Port-au-Prince servant d’hébergement. De ces enfants, 49.6% sont des filles, 82% scolarisés et 9% déscolarisés. 48% déclarent être traumatisés », a tweeté le titulaire du MENFP, Nesmy Manigat.
Un professeur qui requiert l’anonymat a fait savoir que même en temps de guerre, l’école doit fonctionner. Il croit qu’il revient au Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), de créer les moyens nécessaires et diligenter une enquête aux fins de préparer un document lui permettant de connaitre la situation exacte des enseignants et des enfants en difficulté et prendre les mesures appropriées.
« Ceux qui dirigent ne sont pas des éducateurs mais des politiciens, ce qui provoque une détérioration du système éducatif haïtien. Ainsi, non Seulement le cas des enseignants n’est pas pris en compte mais aucune mesure d’accompagnement n’est prise au profit des parents de ces enfants pour les aider à sortir de cette impasse socio économique en cette periode de crise où ils sont obligés de fuire leurs quartiers pour vivre dans des centres d’hebergement », conclut-il.
Des familles interviewées par la Rédaction de Clin d’œil Info (CDI), se plaignent de leur condition de vie dans les centres d’hébergements et souhaitent quitter ces espaces.
Faciliter leur retour dans leurs quartiers respectifs fragilisés par les violences armées, leur trouver un endroit où dormir et leur donner un accompagnement sont autres revendications de ces déplacés.
Juste un clin d’œil !