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Insécurité

Insécurité : Une PNH en manque de tout

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L’institution policière fonctionne, depuis des lustres, comme un oiseau qui perd ses plumes. En effet, 774 agents, dont 77 policières, ne font plus partie de la Police Nationale d’Haïti (PNH), a indiqué le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guteres. Ces policiers ont été démissionnés, abandonnés, licenciés ou assassinés, lit-on dans un document envoyé au Conseil de sécurité de l’ONU.

 

La PNH évolue dans des conditions extrêmement difficiles. Les agents de la police ont divers difficultés à surmonter, tant sur le plan administratif, économique que logistique. C’est dans ce contexte que l’institution se voit amputée de près de 800 de ses membres au cours du premier semestre de cette année. En  moyenne, environ 400 policiers ont quitté les forces de l’ordre dans le passé. Des démissions et des abandons de poste (avec de nombreux officiers qui ont quitté le pays), des licenciements, des départs à la retraite et des décès sont, entre autres, les causes de cette diminution dans l’effectif insignifiant.

Avec l’apparition du Programme Humanitarian Parole, en janvier 2023, des dizaines de policiers ont laissé l’institution à destination des États-Unis. Dans un moment où la capitale est dominée par les bandits qui font la loi. La population fléchit devant la puissance de feu des gangs armés alors que la PNH fait de son mieux pour essayer de rétablir la paix dans la cité.

Malgré un effectif de la Police Nationale d’Haïti de 14 295 agents au 30 juin, il n’y a que 3 300 agents en charge de la sécurité publique dans tout le pays à la fois, lit-on dans un article de Miami Herald. Outre le problème d’effectif, le manque de matériels, le faible accompagnement de l’État et le rapport tant controversé existant entre elle et la justice, on admet que la police fait face à d’innombrables problèmes d’ordre structurel et logistique.

En réaction la Direction Centrale de la Police Administrative(DCPA) a décidé de suspendre tous les congés et les permissions au sein de la Police Nationale d’Haiti dès le 2 septembre 2023 jusqu’à nouvel ordre.

Malgré les innombrables promesses du Haut Etat major de la PNH, les bandits ne cessent de semer la terreur dans la capitale du pays et les forces de l’ordre n’arrivent pas à les repousser et ainsi instaurer une certaine stabilité à Port-au-Prince.

Juste un clin d’œil !

 

 

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