Depuis quelques jours, une révolution s’ébruite au sein de la société haïtienne. Dans les villes de province comme à Port-au-Prince et ses environs, le soulèvement social se nourrit à petit feu.
En effet, depuis tantôt deux semaines à Jérémie; chef lieu du département de la Grand’Anse, la population gagne les rues et ferme les portes des institutions publiques pour exiger le départ du gouvernement d’Ariel Henry.
Aux Cayes c’est le même panorama. Les protestatires exigent à la fois la démission de ce gouvernement qualifié d’incapable et de corrompu.
Au Cap-Haïtien (Nord), aux Gonaïves (Artibonite), à Belle-Anse (Sud’Est), à Petit-Goâve (Ouest) les protestataires ne chôment pas, ils réclament à l’uni son le départ d’Ariel Henry du pouvoir.
À Port-au-Prince, des manifestations spontanées sont organisées par des personnes qui se présentent comme des proches de l’ancien sénateur élu de la Grand’Anse, Guy Philippe, et partisans de la révolution.
Ajouter à ces manifestations, la guerre des gangs effraie les habitants du centre-ville, de Delmas 3,18, 19 et 24, ainsi que des quartiers comme Solino, Poupelard, Nazon et Christ-Roi. Certains sont obligés de se réfugier chez des proches dans les hauteurs de Pétion-Ville.
Face à tous ces constats, plus d’un disent s’attendre à une situation sanglante à l’approche de l’échéance du 7 février. Pour étayer leur thèse, ils avancent ces mouvements qui, selon eux, sont des signes avant coureur de la révolution d’une part, et d’autre part; le gouverenement qui, disent-ils, est prêt à faire feu de tout bois pour consolider son pouvoir.
Juste un clin d’œil !