Un rapport, publié par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH), le lundi 23 mars 2026, révèle que plus de 3 300 personnes ont été tuées en Haïti, entre mars 2025 et janvier 2026. La majorité des victimes, ce sont des civils touchés par les affrontements entre gangs armés et forces de sécurité.
En première ligne dans son rapport, l’ONU alerte sur l’intensification des violences et demande des enquêtes indépendantes pour protéger la population et faire respecter le droit à la vie. Dans les départements de l’Artibonite et du Centre, les violences des gangs ont détruit les exploitations agricoles, bloqué les axes routiers et provoqué le déplacement de plus de 1,4 million de personnes, aggravant l’insécurité alimentaire pour 5,7 millions de Haïtiens.
Selon le document, plus de 60 % des victimes sont des civils, parmi lesquels on retrouve des femmes et des enfants. De nombreux blessés ont été enregistrés, lors des interventions des forces de sécurité, certaines impliquant l’usage de la force létale et des moyens aériens.
Les régions les plus touchées incluent Port-au-Prince, Cité Soleil, Croix-des-Bouquets, ainsi que les départements du Centre et de l’Artibonite. L’ONU souligne que ces violences perturbent l’accès aux services essentiels et aggravent la crise humanitaire déjà sévère dans le pays.
Le Haut-Commissariat recommande des enquêtes indépendantes pour chaque opération ayant entraîné des pertes civiles. L’organisation insiste sur la nécessité d’établir les responsabilités, de prévenir de nouveaux massacres et de coordonner un soutien international pour protéger les populations vulnérables.
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