Empêché d’entrer aux États-Unis alors qu’il devait officier à la Coupe du Monde 2026, l’arbitre somalien Omar Abdulkadir ARTAN a reçu un accueil digne d’un héros national à son retour à Mogadiscio. Soutenu par les plus hautes autorités de son pays, il a été reçu successivement par le Premier ministre Hamza Abdi BARRE et le Président Hassan Sheikh MOHAMUD.
Quelques jours après son refoulement à l’aéroport de Miami, l’officiel de 34 ans a retrouvé son pays sous les applaudissements de centaines de compatriotes venus lui témoigner leur solidarité. À son arrivée dans la capitale somalienne, proches, supporters, responsables politiques et simples citoyens se sont mobilisés pour lui réserver un accueil chaleureux.
L’émotion s’est poursuivie dans un stade de Mogadiscio, où plusieurs milliers de personnes se sont réunies pour saluer le parcours de celui qui est considéré comme l’un des meilleurs arbitres du continent africain. Face à cette démonstration de soutien populaire, Omar ARTAN a adopté un ton empreint de sérénité.
« Ce qui est arrivé est arrivé. C’était le destin. Je suis reconnaissant envers la FIFA pour son soutien. Je suis maintenant dans mon pays et il n’y a aucun autre endroit où je préférerais être », a-t-il déclaré.
L’affaire a rapidement pris une dimension nationale. Peu après son retour, Omar ARTAN a été reçu par le Premier ministre Hamza Abdi BARRE, qui a salué son parcours ainsi que son rôle d’ambassadeur du sport somalien sur la scène internationale. Cette rencontre a largement été relayée par les médias du pays.
Le lendemain, le Président Hassan Sheikh MOHAMUD lui a également accordé une audience officielle au palais présidentiel, réaffirmant ainsi le soutien de l’État somalien à l’arbitre.
Pour rappel, Omar ARTAN avait été désigné par la FIFA pour participer à la Coupe du Monde 2026. Arrivé à Miami, le 6 juin, avec un visa en règle, il s’est toutefois vu refuser l’entrée sur le territoire américain, à l’issue d’un contrôle effectué par les services d’immigration.
Malgré cette déconvenue, l’arbitre somalien refuse de céder au découragement.
« Malgré ce qui m’est arrivé, je ne suis pas découragé. Nous avons notre pays, la Somalie, et ce drapeau, dans les bons comme dans les mauvais moments. Nous devons défendre son honneur et continuer à servir notre nation avec fierté », a-t-il lancé devant ses partisans, avant de promettre : « Je serai à la prochaine Coupe du monde, en 2030. »
Omar ARTAN estime que sa nationalité a joué un rôle dans cette décision. « Je pense qu’ils ont un problème avec mon pays », a-t-il déclaré. La Somalie figure en effet parmi les États concernés par les restrictions d’entrée imposées par l’administration américaine.
L’affaire a provoqué une vive indignation en Somalie. Le ministère de la Jeunesse et des Sports a défendu l’intégrité de l’arbitre et regretté que les nombreuses démarches diplomatiques entreprises auprès des autorités américaines et de la FIFA n’aient pas permis d’obtenir une solution rapide.
Le Canada lui tend la main
Alors que la polémique continue de prendre de l’ampleur, une lueur d’espoir est venue du Canada. David EBY, Premier ministre de la Colombie-Britannique, a affirmé que sa province serait prête à accueillir Omar ARTAN, afin qu’il puisse officier lors des rencontres prévues à Vancouver dans le cadre du Mondial 2026.
Un geste symbolique qui contraste avec les difficultés rencontrées par l’arbitre aux États-Unis et qui pourrait lui permettre de participer, malgré tout, à la plus prestigieuse compétition du football mondial.
Juste un clin d’œil !