La guerre des gangs armés, le chômage chronique, le système éducatif anachronique, le manque de vision des acteurs politiques poussent les haïtiens, majoritairement les jeunes, vers n’importe quel pays étranger dans l’espoir d’un mieux être. En quête d’une vie meilleure, ces ressortissant risquent leurs vies dans des voyages clandestins, font souvent face à la déception sans même arrivés à destination.
Depuis des années, beaucoup d’haïtiens ont cru en la recherche d’une terre promise quelque soit l’endroit pourvu que ce soit pas celle d’Haïti malgré le risque qu’ils encourent
Chaque année le nombre de ressortissant qui souhaite quitter le pays augmente. Pour l’année dernière, l’organisation internationale pour les migrations (OIM ) a fait savoir que les décès et disparitions de migrants dans les Amériques augmentent de plus en plus et que les personnes originaires de la République dominicaine, d’Haïti et de Cuba représentent le plus grand nombre de décès dans les Caraïbes.
Avec 686 décès et disparitions de migrants enregistrés à la frontière Mexico-américaine, l’ année 2022 est considérée comme la plus meurtrière. Ce chiffre représente près de la moitié des 1457 décès et disparitions de migrants dans le continent Américain.
Le passage de la frontière entre les États-Unis et le Mexique est une traversée dangereuse des déserts de Sonora et de Chihuahua. Quoique la nature du Sahara est isolée 212 personnes sont mortes et 141 dans la région du Darien, un passage frontalier, inhospitalier entre le Panama et la Colombie où des gangs criminels opèrent.
Malgré ces difficultés, 250.000 personnes sont arrivées au Panama par le Darien en 2022 et plus de 300.000 y ont entrepris le périple en 2023. En effet les disparitions des migrants ont un impact profond sur les familles qui doivent chercher sans relâche un proche.
« Il faut que les pays agissent sur la base de ces données pour garantir l’accès à des voies de migration sûres et régulières », a déclaré Michele Klein Solomon, Directrice régionale de l’OIM pour l’Amérique centrale, du Nord et les Caraïbes.
Cependant, il y a une légère amélioration cette année de 8% par rapport à l’an dernier où le chiffre était le plus élevé.
Selon l’OIM, il faut prendre en considération les causes profondes de la migration irrégulière, de renforcer l’aide humanitaire et offrir une meilleure protection aux groupes vulnérables afin de préserver la vie des migrants.
Aujourd’hui, ce n’est pas un secret pour personnes, les citoyens haïtiens, de différentes catégories sociales veulent à tout prix laisser le pays vers d’autres horizons pour un mieux être. Peu importe le risque, il suffit de fuire les gangs armés.
Juste un clin d’œil !