Le juge instructeur dit avoir suffisamment « d’indices » pour accuser l’épouse de l’ex-président, et la renvoyer au tribunal correctionnel. Les déclarations de Martine Moïse après le 7 juillet 2021 comportent de nombreuses contradictions, et elles la discréditent. Dans ses dépôts, tantôt Martine dit avoir atteint de 12 projectiles tantôt de 8, parfois elle dit avoir été dans sa chambre avec son mari lorsque l’acte s’est produit, parfois elle dit avoir pris la fuite avec les enfants pour se cacher.
Marie Étienne Martine Joseph MOЇSE, est inculpée par le juge instructeur Walter Wesser VOLTAIRE, dans l’ordonnance rendue publique par des allégations choquantes émergent de l’implication de l’ex-première Dame de la République, dans la mort de son mari.
Selon le magistrat, les faits justifient ceux qui lui sont reprochés. Par conséquent la veuve du président est renvoyée, par devant le Tribunal
criminel siégeant sans assistance de jury pour y être jugée sur les faits d’association de malfaiteurs, de vol à mains armées, de terrorisme, d’assassinat et de complicité
d’assassinat, crimes commis au préjudice de Son Excellence Jovenel MOÏSE.
Selon un témoignage recueilli de l’ancien Secrétaire Général du Palais National, Lyonel VALBRUN, lors de son audience devant la Chambre d’Instruction Criminelle le 16 novembre 2023, Martine Moïse aurait été vue au Palais National le 5 juillet 2021, deux jours avant l’assassinat de son mari, emportant divers objets lors d’un déménagement qui a duré près de cinq heures. Cette démarche semble avoir été anticipée, préfigurant tragiquement l’assassinat à venir du Président.
« Deux jours avant l’assassinat du Président Jovenel MOЇSE, elle emportait un tas d’objets dans ce déménagement qui a duré près de cinq heures d’horloge, soit de dix heures du soir (05 juillet à 3 heures du matin (06 juillet 2021) », lit-on dans l’ordonnance.
L’ex-Secrétaire Général du Palais National aurait également affirmé que Martine Moïse l’avait contacté le 9 juillet 2021, deux jours après l’assassinat, pour lui indiquer que Claude Joseph devait prendre la présidence et organiser des élections dans trois mois, afin qu’elle puisse devenir présidente, affirmant que le pouvoir serait exclusivement le leur.
Cependant, suite à l’enquête sur l’assassinat du Président Jovenel MOÏSE, la dame Marie Etienne Martine Joseph MOÏSE a porté plainte avec constitution de partie civile en date du 06 octobre 2021 adressée au Parquet près du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince.
Martine Moïse affirme avoir été touchée par balles, et c’est grâce au lit conjugal du couple présidentiel qu’elle aurait réussi à se protéger contre les assaillants. Cependant, la visite des lieux a permis à la Chambre d’Instruction Criminelle de découvrir que, selon la conception du meuble, même un rat géant dont la taille mesure entre 35 et 45 centimètres ne peut accéder au-dessous duquel pour s’y cacher.
Les déclarations de l’ex-première dame relatives à l’évènement tragique de l’assassinat du Président Jovenel MOЇSE sont si entachées de contradictions qu’elles laissent à désirer et la discréditent d’après le magistrat instructeur.
Martine Moïse prend l’ordonnance du juge à contre-pied
Toutefois, Martine Moïse a écrit au Commissaire du gouvernement de Port-au-Prince pour dénoncer l’ordonnance du juge instructeur Walter Wesser Voltaire. Par l’intermédiaire de son cabinet d’avocats, l’ancienne Première dame a exprimé ses doutes sur l’intégrité du système judiciaire haïtien, et sur l’authenticité du document. Dans une correspondance envoyée par les avocats de Martine au Chef du Paquet, Elder Guillaume, ils affirment que l’ordonnance qui circule ne porte ni la signature du Juge, ni le sceau de son cabinet.
« En tant que personne qui a déposé la plainte, Martine Moïse attend d’être formellement notifiée de toutes les décisions importantes, selon les procédures », écrivent les avocats. Par ailleurs, l’épouse de l’ex-président a rappelé que le mandat du juge Voltaire avait déjà pris fin, avant que la même ordonnance ne soit rendue.
Il semble que l’ex-première Dame Martine Moïse ait utilisé la voie des victimes pour tenter de manipuler la justice haïtienne, en se présentant comme l’une des victimes du drame afin de poursuivre ses propres ambitions politiques. Comment peut-on expliquer à un enfant que la femme a mangé le mari pour un quelconque pouvoir éphémère?
Juste un clin d’œil !