Depuis quelques semaines, on assiste à des mouvements de rues, soit spontanés ou organisés, pour exiger à la fois la démission du Premier Ministre Ariel HENRY et le déblocage des grands axes routiers. À Ouanaminthe, au Cap-Haïtien, dans la région des palmes, aux Cayes comme à Jérémie, les gens gagnent les rues au quotidien. Ils réclament à l’unissons la tête du gouvernement.
Parallèlement, les gangs armés sèment la terreur dans plusieurs grandes villes comme : Liancourt, Bon Repos, Croix-des-Bouquets entre autres… Aux abois, la population ne sait à quel saint se vouer puisque, selon plus d’un, le gouvernement ne fait aucun cas de leur situation.
Ajoutée à cette situation, l’échéance du 7 février devrait marquer l’entrée en fonction d’un nouveau régime politique, selon l’esprit de l’accord du 21 décembre 2022.
Mais, l’ennui dans tout ça, c’est que le Premier Ministre Ariel Henry et ses alliés n’ont pas pu appliquer scrupuleusement les points dudit accord. Voilà pourquoi ses opposants réclament son départ.
Et si, de fait, le neurochirurgien décidait de partir, qu’adviendrait-il ?
D’abord, il ne faut pas se fier aux apparences ni se montrer naïf puisque, jusqu’à date, aucun secteur ne donne aucune garantie de « l’après Ariel ». Certes, des kyrielles de proposition de sortie de crise ont été présentées, mais répondent-elles toutes à l’urgence de l’heure? Les partis et regroupements ayant paraphé ces propositions, parviendront-ils à une entente pour la mise en application d’une seule et unique d’entre elles ou d’une proposition consensuelle?
Ne sommes nous pas en train d’assister à la poursuite de la politique « ôte-toi que je m’y mette », puisque, ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui sont les mêmes qui, jadis, avaient promis le rétablissement d’un climat serein au départ du feu président Jovenel Moise. Le peuple haïtien reste et demeure le vrai perdant.
Pauvre Haiti !
Juste un clin d’œil !