Plusieurs secteurs de la vie nationale (politique, société civile) exigent le départ du premier ministre Ariel Henry du pouvoir le 7 février prochain. Ils mettent en évidence les 30 mois d’échec qui caractérisent la gouvernance du neurochirurgien qui n’a pas pu sortir le pays de cette crise multidimensionnelle qu’il connait depuis plus d’une décennie. Cependant, le Chef du Gouvernement n’envisage pas de laisser la Primature, car il jure laisser la tête du pays après avoir réalisé les élections afin de remettre le pouvoir à un président élu.
Plus de 30 mois après, le neurochirurgien n’a pas réussi à calmer la douleur des millions de patients qui souffrent encore de différents maux. Le pays sombre dans le chaos le plus total avec l’insécurité généralisée, la cherté de la vie, la misère, une crise sociopolitique et économique qui s’aggrave au quotidien. Après plus de 30 mois, le locataire de la Primature n’a pas cessé de faire des promesses, mais toujours est-il, aucune action concrète pour montrer sa volonté de sortir le pays de cette impasse périlleuse. Ariel Henry se donne pour satisfaction d’organiser les joutes électorales. Ce rêve qu’il enchérit tant depuis sa rentrée en fonction. Alors que la population, quant à elle, est assoiffée de paix, d’un mieux être et de sécurité.
Jusqu’ici, personne ne se souvient d’une décision prise par l’actuel gouvernement en faveur de la population. Plus de deux accords politiques signés entre le pouvoir en place et des alliés, la solution à la crise reste et demeure incertaine.
L’opposition politique réclame le départ du Chef du Gouvernement et son équipe car, selon elle, le Premier Ministre n’arrive pas à redresser la barque. Ils ont fait plusieurs propositions de sortie de crise, des mouvements de protestation, des pourparlers, entre autres toutefois, ces démarches se sont révélées vaines. À l’approche de la date du 7 février 2024, l’opposition jure par tous les moyens de reverser le neurochirurgien au pouvoir et accéder à la primature. En revanche, Dr Ariel Henry reste calme et continue de dicter ses lois. Guy Philippe revient sur la scène politique et veut à tout prix faire une « révolution », affichant sa position par rapport au pouvoir en place.
Le 7 février annonce déjà la couleur. Ariel HENRY et ses alliés semblent ne pas s’inquiéter, comptant sur l’appui de la communauté internationale pour rester au pourvoir le plus longtemps possible. L’opposition et Guy Philippe, quant à eux, croient que par tous les moyens, le docteur doit être chassé de la Primature. Face à cela, le peuple haïtien ne sait quoi faire. En effet, il jugule entre la méfiance et sa situation chaotique. La population ne cherche que son bonheur qui ne semble pas être la préoccupation de ces deux camps politiques. Que Ariel Henry garde son poste, qu’il démissionne, que l’opposition soit aux commandes le 7 février ou à n’importe quelle date, rien dans tout cela ne sera bénéfique pour la population haïtienne, car elle n’est et ne sera jamais au centre des débats. Elle n’est qu’un prétexte, la vraie perdante.
Juste un clin d’œil !