La délégation de la CARICOM est arrivée, ce lundi après midi, à Port-au-Prince, et séjournera en Haïti du 04 au 10 septembre 2023. Les émissaires auront à rencontrer les protagonistes autour de la crise sociopolitique et sécuritaire à laquelle le pays est confronté. Après plusieurs tentatives infructueuses de la CARICOM, peut-elle apporter la solution tant attendue par la population ? Se demandent plus d’un, avec perplexité.
La crise polititique s’aggrave et le desespoir s’installe chez l’haïtien. Des émissaires de la CARICOM sont arrivés à Port-au-Prince, ce lundi 04 septembre 2023, dans le but d’encourager et de continuer le dialogue inter-haïtien qui n’arrive toujours pas à trouver quelque chose de concret.
Après avoir essuyé deux (2) échecs consécutifs, lors des pourparlers de Kingston à la Jamaïque et une autre tentative en Haïti, l’organisation régionale veut, à tout prix, tenter de réunir les acteurs autour de la table de dialogue en vue de trouver un consensus pour sortir le pays de cette crise multidimensionnelle alarmante.
L’élargissement du Haut Conseil de Transition (HCT), la réforme constitutionnelle, la sécurité et la mise en place d’un gouvernement de salut public sont, entre autres, les points clés qui seront débattus. Après Kingston, le gouvernement avait annoncé qu’il envisage d’élargir, de 3 à 5 membres,
le Haut Conseil de la Cransition (HCT). Ce qui l’aurait permis d’organiser des élections crédibles et de rétablir l’ordre constitutionnel.
Les opposants de l’équipe en place avaient, quant à eux, opté pour l’instauration d’un climat de sécurité favorable à la reprise des activités économiques, aux réformes constitutionnelles et à la tenue d’élections crédibles et inclusives ; satisfaire les priorités définies dans une feuille de route tenant lieu des termes de référence pour la transition. Mais, Ariel Henry a encore menti sur sa “soit disant” détermination de dialoguer avec les acteurs politiques, notamment ses opposants.
Plus de 3 mois après, aucune action concrète des autorités gouvernementales, et pendant ce temps, la crise s’amplifie. Des rencontres en Haiti, à la Jamaique et au Bahamas n’ont pas porté fruit, des observateurs estiment qu’on ne fait que tourner en rond pour faire passer le temps. Ils disent n’espérer rien de concret de la délégation régionale.
De l’avis de plus d’un, la CARICOM est trop faible, voire incapable, en tant qu’organisation régionale, à aider à une sortie crise. Elle agit juste pour sauver la face.
La solution au problème de banditisme qui sème le desarroi au sein de la population est aujourd’hui la priorité des citoyens, qui fustigent le comportement jugé irresponsable et l’inaction des autorités étatiques face à la violence des gangs armés. La population a besoin de la paix et de la securité en ce moment, c’est la plus grande préoccupation de plus d’un.
La venue de cette délégation en Haïti ne présage rien de concret. Il revient aux leaders politiques, aux organisations de la société civile et autres acteurs de la vie nationale à s’entendre, en vue d’une solution concertée à la crise.
A l’approche du vote de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU concernant le déploiement d’une force multinationale en Haïti, prévue le 15 septembre prochain, la CARICOM fait son apparition pour tenter, une nouvelle fois, de jouer le héros, alors que la population haïtienne continue de fuir face à l’insécurité et la violence des gangs armés et la complicité de l’Etat.
Juste un clin d’œil !