Dans une lettre ouverte datant du mercredi 15 février 2022, les trois anciens collaborateurs du Président Jovenel MOÏSE, lâchement assassiné en sa résidence privée dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, attirent l’attention du Secrétaire Général de l’ONU, M. António Guterres, sur les complexités et enjeux dans le processus judiciaire en Haïti pouvant rendre justice au 58eme président du pays.
De juillet à février, cela fait deja sept (7) mois. Depuis, la justice Haïtienne n’est parvenue ni à l’inculpation , ni à la condamnation des auteurs matériels, intellectuels et financiers de ce crime odieux, conformément aux lois en vigueurs.
Pour les 3 personnes en question, Me Bed-Ford CLAUDE, Me Rockefeller VINCENT et le Dr. Claude JOSEPH, cette paralysie dans l’avancement de l’enquête est due à un manque de volonté manifeste et des actions de blocage claires du gouvernement dirigé par le Premier Ministre De Facto M. Ariel HENRY, qui est lié, selon le rapport du 2 août 2021 de la DCPJ et celui du 20 août 2021 du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), à l’un des suspects clés de ce crime, Joseph Félix Badio. Sans oublier les révélations faites par des médias respectés de la presse internationale comme: CNN, AFP et New-York Times, qui augmentent les suspicions d’une probable implication directe du Premier Ministre dans ce crime.
Cette lettre fait état des actions du Premier Ministre Henry , qui, depuis sa prise de fonction, « a entravé systématiquement » toute démarche diplomatique et judiciaire visant à faire la lumière sur l’assassinat du Président.
« Le Premier Ministre a usé de méthodes anticonstitutionnelles pour écarter du gouvernement le Ministre de la justice et de la Sécurité Publique, M. Rockfeller Vincent, et limoger l’ancien Commissaire du Gouvernement M. Bed-Ford Claude, qui œuvraient tous deux pour l’avancement de l’enquête. Il est également important de souligner que M. Henry a exercé de fortes pressions sur ces deux personnalités suite à l’émission de mandats par le parquet contre des suspects dans l’assassinat du Président Jovenel Moïse. » Précisent les trois anciens hauts fonctionnaires et proches collaborateurs du Feu Président pour le Secrétaire Général de l’ONU.
Face à cette situation à la fois inquiétante et embarrassante, désireux pour que Justice soit rendue au Président Jovenel Moïse, les anciens collaborateurs du Président invitent l’Organisation des Nations Unies par le biais du Secrétaire Général à retirer son support au Premier Ministre Ariel Henry et à soutenir les initiatives pouvant aboutir à une solution Haïtienne de la crise. Ce qui favorisera la stabilité dans le pays, une poursuite sans boycottage de la procédure judiciaire et le retour à l’ordre constitutionnel.
Les signataires de la lettre ont profité pour demander au Secrétaire Général de l’ONU, « d’ instaurer un tribunal spécial à caractère international afin de poursuivre en justice les personnes accusées d’avoir perpétré l’attente qui a coûté la vie au Président Jovenel Moïse ».
Il faut souligner que cette demande a été adressée pour une première fois au Secrétaire Général des Nations Unies par le Dr Claude Joseph le 3 août 2021 alors qu’il était encore Ministre des Affaires Étrangères. Demande, selon lui, qui a été boycottée par le Premier Ministre Ariel Henry.
Juste un clin d’oeil !