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Éditorial

12 janvier 2010, une date gravée dans la mémoire nationale

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Le mardi 12 janvier 2010, à 4 heures 53 de l’après-midi, un séisme de magnitude 7,3 a frappé Haïti, causant la mort de plus de 250 000 personnes, des centaines de milliers de blessés et plus d’un million et demi de sinistrés. Des milliers de maisons et de bâtiments publics ont été détruits ou endommagés, paralysant le pays et le plongeant dans une crise humanitaire sans précédent. Seize ans après la catastrophe, les stigmates du tremblement de terre restent ancrés dans la mémoire nationale.

En effet, le séisme du 12 janvier 2010 a frappé l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et d’autres villes comme Léogâne, Jacmel et Petit-Goâve. L’épicentre, localisé à une vingtaine de kilomètres de la capitale, a amplifié l’impact sur une zone densément peuplée et caractérisée par des constructions non conformes aux normes parasismiques. Plusieurs infrastructures ont lourdement été touchées, notamment le Palais national, des ministères, des hôpitaux, des écoles et des bâtiments administratifs.

Le système de santé s’est retrouvé dépassé, les réseaux de communication et de transport étaient quasiment paralysés. Face à l’ampleur de la catastrophe, une mobilisation internationale s’est mise en place. Des dizaines de pays et d’organisations humanitaires ont déployé des équipes de secours, de l’aide alimentaire et du matériel médical. Cependant, l’accès aux zones sinistrées et la coordination des opérations ont été compliqués par l’état des infrastructures et l’effondrement des capacités institutionnelles.

Dans les mois qui ont suivi, des centaines de milliers de personnes ont vécu dans des camps de déplacés, exposées à des conditions sanitaires précaires. La reconstruction s’est engagée progressivement, mais de manière inégale, sur fond de défis liés à la gouvernance, à l’urbanisme et à la gestion de l’aide.

Seize ans après, Port-au-Prince et d’autres villes du pays continuent de subir des dégâts considérables, mais cette fois-ci à cause de l’insécurité endémique. Des quartiers entiers sont vidés de leurs habitants, des maisons sont vandalisées, incendiées ou détruites à la main, parfois avec des pelles ou d’autres outils. Les gangs armés et les bandes criminelles chassent les habitants, détruisent des biens et paralysent le fonctionnement de la ville, reproduisant en partie la désolation observée après le séisme, mais, cette fois, par des Haïtiens contre d’autres Haïtiens.

Les conséquences sont visibles avec des écoles et des commerces fermés, des infrastructures publiques laissées à l’abandon et des familles contraintes de fuir leurs quartiers, sans aucune aide et entassées dans des camps. La différence avec 2010 réside dans l’origine du phénomène. Si seize ans avant, c’était le tremblement de terre qui endommageait les maisons; aujourd’hui, ce sont des Haïtiens eux-mêmes qui détruisent leur environnement, plongeant encore le pays dans une spirale de pauvreté.

Il n’est pas sans savoir que, certains quartiers apparaissent plus dégradés aujourd’hui qu’après le séisme, montrant l’ampleur de ce phénomène d’autodestruction. Se basant sur la réalité à ce jour, quoique le tremblement de terre ne sorte pas dans les mémoires, mais a-t-il fait plus de mal au pays que le phénomène de l’insécurité lui-même ?

Juste un clin d’œil !

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2 Comments

2 Comments

  1. nervecalm

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