Depuis plus de deux semaines, suite à la décision du Chef du Gouvernement d’ajuster les prix des produits pétroliers, les rues de la capitale, ainsi que celles des provinces, étaient complètement bariccadées. Alors que le Premier Ministre Ariel HENRY maintient toujours la hausse des prix des carburants, la reprise des activités se fait progressivement dans différentes régions du pays. La population, livrée à elle-même, n’espère qu’un retour au calme.
Les haïtiens continuent de vivre un moment difficile. D’un côté, il y a l’insécurité qui persiste avec les bandes armées et le taux d’inflation qui ne cesse d’augmenter avec la dépréciation de la gourde, et de l’autre côté, il y a, depuis quelques mois, cette situation de pénurie de carburant qui entrave le quotidien du peuple haïtien. Les citoyens sont dans la difficulté de s’alimenter des produits pétroliers, les moyens de transport deviennent presqu’inaccessibles, la population se trouve dans l’obligation d’effectuer leur trajet à pied, à Port-au-Prince comme dans les villes de province.
Alors que le Chef du Gouvernement a annoncé, dans une adresse à la nation, l’ajustement à la hausse des prix des produits pétroliers, la population ne reste pas les bras croisés face à cette décision. Des milliers de personnes ont investi les rues, à travers plusieurs régions du pays, pour pousser des cris de protestation contre l’annonce du Premier Ministre. Les rues étaient barricadées dans certaines villes comme : les cayes, les Gonaïves, Jacmel, Saint-Marc, Miragoâne, et aussi dans la capitale.
Face aux différents problèmes auxquels fait face la population, leurs protestations étaient allées beaucoup plus loin que l’augmentation des prix des carburants. Ils se plaignaient agressivement contre le chômage, l’insécurité et la cherté de la vie. Leur principale revendication était le départ d’Ariel Henry qui, selon eux, fait montre d’irresponsabilité face à cette crise. Après les deux derniers discours du Chef du Gouvernement, on dirait qu’il a jeté de l’huile sur le feu, aggravant les mouvements de protestation. Des scènes de pillage ont été enregistrées dans certaines régions du pays. Aux Gonaïves, à Jérémie, des stations de service ont été vandalisées, malgré les promesses faites par le Chef du Gouvernement.
Retour progressivement au calme
Dès le début de cette semaine, certaines rues ont été libérées des barricades. La reprise des activités se fait timidement dans certaines zones de la capitale, ainsi que dans les villes de province. En plus, certaines entreprises ont commencé à rouvrir leurs portes.
«Je compte sur chacun de vous pour un retour au calme», a sollicité le Chef du Gouvernement dans son dernier discours le dimanche 18 septembre 2022, alors qu’il maintient toujours la hausse des prix des produits pétroliers.
La population de son côté, assoiffée de reprendre toutes ses activités, ne peut qu’espérer ce retour au calme.
Juste un Clin D’œil !