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International

Politique internationale : Washington et Téhéran au bord de la rupture

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Alors que les dispositifs militaires s’intensifient dans le détroit d’Ormuz, le monde observe la situation avec une vigilance critique. Entre pressions tactiques maximales et canaux diplomatiques de la dernière chance, la Maison-Blanche semble avoir placé ses pions pour une intervention imminente, laissant la communauté internationale suspendue à l’arbitrage final du Bureau ovale.

Depuis le retrait américain de l’accord sur le nucléaire en mai 2018, la tension n’a cessé de croître avec l’Iran, atteignant un point de non-retour ces dernières quarante-huit heures. Selon plusieurs sources, issues du renseignement et relayées par les médias CBS et CNN, l’appareil militaire américain est désormais en configuration opérationnelle pour viser des infrastructures cibles en Iran. Cette accélération intervient dans un climat de méfiance systémique, exacerbé par l’impasse apparente des derniers pourparlers directs entre Washington et Téhéran.

Dans une perspective de géopolitique appliquée, cette posture ne relève pas seulement du déploiement technique, mais aussi l’expression d’une « diplomatie du précipice ». En positionnant ses actifs aéronavals, Washington cherche à restaurer une dissuasion que Téhéran a mise à l’épreuve ces derniers mois. À ce stade, la question n’est plus de savoir si les États-Unis disposent de la capacité de frappe, mais si le risque d’escalade est soutenable à l’aube de cycles électoraux déterminants aux États-Unis.

Au cœur de cette crise, le Président américain Donald TRUMP se retrouve face à un paradoxe qu’il a lui-même contribué à forger.

D’un côté, la volonté affichée de limiter l’engagement dans les conflits extérieurs; de l’autre, l’impératif de ne pas paraître passif face à la posture de fermeté de l’ayatollah Ali KHAMENEI. Le Guide suprême iranien, pilier du pouvoir décisionnel, a récemment multiplié les avertissements, rendant toute concession diplomatique plus complexe pour les deux parties.

Si l’ordre d’engagement n’a pas encore été formellement validé, la fenêtre d’opportunité tactique de ce week-end suggère que les plans de contingence sont passés du stade de la planification à celui de l’exécution potentielle. Toutefois, une intervention, même ciblée, risquerait d’entraîner des répercussions par ricochet au Liban, en Irak et au Yémen, tout en provoquant une volatilité majeure sur les marchés énergétiques mondiaux.

Face à un tel engrenage, ne serait-il pas impératif de maintenir un cadre de désescalade pour éviter une déstabilisation dont personne ne semble véritablement maîtriser l’issue finale ?

Juste un clin d’œil !

 

 

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