Selon un communiqué, publié hier jeudi 26 mars 2026, le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), en partenariat avec les Nations Unies, a organisé, lundi 23 mars dernier, une réunion de restitution et de dialogue autour du rapport de mi-parcours du Programme d’action de Doha. Cette rencontre, qui s’est tenue à l’hôtel Montana, marque une étape clé dans l’évaluation du redressement économique et social du pays pour la période 2022-2031.
La séance a été co-présidée par des figures importantes de l’administration publique haïtienne et de la communauté internationale, notamment Paul Ruddy MENTOR, Directeur de cabinet de la Ministre de la Planification et de la Coopération Externe, Madame Sandra PAULEMON, Guy Roméo LATRY, Directeur Général dudit ministère, et Daniel LADOUCEUR, Chef du bureau du Coordonnateur Résident des Nations Unies en Haïti.
Le rapport, présenté par l’économiste en chef Milasoa Chérel ROBSON et la Représentante Emmlyne EMMANUEL, dresse un bilan nuancé de l’avancement des objectifs de Doha dans un contexte national marqué par des défis structurels majeurs. Les intervenants ont insisté sur l’urgence de mettre en œuvre des réponses concrètes pour soutenir la résilience d’Haïti, classé parmi les Pays les Moins Avancés (PMA).
Au cœur des discussions, la nécessité d’un alignement stratégique a été réaffirmée. Le Programme d’action de Doha doit désormais s’articuler étroitement avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) et le Plan Stratégique pour le Développement d’Haïti (PSDH). Cette synergie vise à garantir que l’aide internationale et les politiques publiques convergent vers des résultats tangibles pour la population.
Malgré un climat socio-politique complexe, le rapport souligne une cohérence entre les priorités gouvernementales et les engagements internationaux. Les budgets rectificatifs et les lois de finances (2023-2024, 2024-2025, 2025-2026) se concentrent sur cinq piliers essentiels : le renforcement de la sécurité, la création massive d’emplois, la relance économique, la bonne gouvernance et les préparatifs du processus électoral.
Enfin, cette séance de validation, qui a réuni un large éventail d’experts issus du MPCE, des ministères sectoriels, du CFI, du CIAT et de l’IHSI, témoigne de la volonté de l’État haïtien d’adopter les mécanismes de développement international pour répondre aux urgences nationales de paix et de prospérité.